September 27, 2017 - No Comments!

L’aventure TOTEMI….

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Tout commence en septembre 2014. L’envie de raconter des histoires autrement lié à une visite au Musée d’Art et d’Histoire me donnent une idée… D’abord l’envie de lier réel et virtuel, de lier différentes époques tout en essayant une autre manière de raconter des histoires… ou l’Histoire…

Ensuite,  pour réaliser IRL ce qui n’était qu’une idée générale (des parcours IRL via une application),  je me suis mis en recherche de gens qui savaient faire ce que moi je ne savais absolument pas faire: de la programmation informatique!

Après quelques recommandations avisées, je rencontre donc Stoyan Gern et Jean-Bernard Rossel de Talk-to-me. On ne se connait pas, mais le contact passe immédiatement. Et c’est le début d’une très belle collaboration!  Rapidement, une véritable équipe complémentaire se crée pour développer un projet qui soit cohérent, ludique, efficace et multiforme…

Puis, s’ensuivent des mois de démarchages, de dossiers, d’attente, d’incertitudes, à tenter de convaincre, à chercher des financements, des gens qui croient au potentiel de la chose…

Petit à petit,  les choses avancent. Côté développement web, Stoyan et Jean -Bernard cernent plus précisément leurs envies: créer une véritable signalétique connectée! Et réalisent d’importants partenariats! Le petit concept local devient petit à petit un consortium d’entreprises plus large, dans lequel finit par entrer la confédération elle-même!

Ils cherchent ensuite des talents pour développer les autres facettes potentielles de l’application. Un designer: le talentueux Raphaël von Allmen ( avec lequel j’avais déjà eu la chance de collaborer sur le Tramoscope), une équipe de recherches historiques muséales cultissime, des entreprises spécialisées dans les technologies wireless passive responsive: EM marin. Ils embarquent également la HE-ARC et le grand 8 pour le développement et les contenus graphiques… Sous l’oeil avisé du coach platinn René Bart, les choses se mettent en place…

De mon côté, j’effectue de nombreuses recherches pour inclure et adapter le projet Totemi dans le projet touristique Neuchâtel à la Belle Epoque porté par Lena Brina de la ville de Neuchâtel et Tourisme neuchâtelois…

C’est finalement en août 2016, qu’on apprend que le projet pourra se mettre en place!  Trois parcours sont à créer pour inaugurer les Totemi: un parcours familial à Môtier, au Val-de-Travers, qui sera géré par cultissime et le grand 8, un parcours didactique au Lathénium et le parcours originel de toute cette aventure: un parcours scénarisé transmédia à Neuchâtel: Les Fantômes de la Belle Epoque…  La machine à recherches et écriture transmédia se met donc en route, pour mon plus grand bonheur: créant une nouvelle façon de raconter les histoires!

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Et un an plus tard,  l’adorable petit Totemi montre enfin sa trogne sur les murs neuchâtelois… prêt à échanger des informations ou… à vous raconter des histoires!

Fantômes de la Belle Epoque!, interprété avec brio par Raphaël Tschudi est quant à lui dans la boîte (ou plutôt dans le totemi!). La première Pierre de cette belle aventure humaine et créative est posée… espérons que cela ne fait que commencer!

A découvrir à Neuchâtel via l’application Totemi!! 

 

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Raphaël von Allmen, Orane Burri, Stoyan Gern et Jean-Bernard Rossel lors de l’inauguration des premiers Totemi en septembre 2017.

August 07, 2017 - Comments Off

… tournage fantôme…

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La prochaine aventure des Regardiens à été mise en boîte la semaine dernière à Neuchâtel par une équipe du tonner!

La touche presque finale d’un travail de développement transmédia désormais appelé TOTEMI,  initié il y a plusieurs années et qui a pris corps et âme de la plus belle des manières: avec humour et efficacité! Une créativité collective bourrée d’énergies et de talents qui a totalement su s’approprier les textes et le scénario mûris en solo pendant des mois pour en faire un résultat déjanté et haut en couleurs. Le tout, interprété avec brio par un Raphaël Tschudi survolté! (pour notre plus grand bonheur!)

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Encore un peu de postprod patience et vous aussi pourrez découvrir ce qui fait rire chef opérateur (Gregory Bindschwelder) , comédien ( Raphaël Tschudi) et ingénieur du son (Théo Viroton) ! (notre super décorateur Xavier Hool et notre maquilleuse de compèt alias Nathalie Monod, n’étant pas en reste, mais trop occupés à préparer la suite pour apparaitre sur la photo!)       … à suivre!

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June 09, 2017 - Comments Off

Avant Première DUBLIN à Couvet

Jeudi 8 juin 2017. Après trois jours de fraîcheur, il faisait à nouveau un temps radieux et doux. Dans tout le canton, c’était le soir où tout le monde semblait s’être donné le mot pour concurrencer les attrayantes terrasses au bord de l’eau pour organiser un événement;  portes ouvertes, vernissages, projections spéciales… ce cher Facebook me proposait pas moins de 6 événements auxquels participer!

Et, nous avions choisi ce jour-là pour faire l’avant-première de Dublin et parler des accords du même nom, dans une salle obscure, à 40 minutes des centres névralgiques du canton ?!

C’est donc avec peu d’illusion que nous avons  tout de même rassemblé master du film et bouteilles pour l’apéro et que nous nous sommes rendus à Couvet pour préparer la soirée.

Accueillis chaleureusement par Bertrand Stoller qui nous mettait gracieusement la jolie salle du Colisée à disposition pour cette soirée, notre doute fut estompé vers 19h30 avec l’arrivée d’une quinzaine de personnes, puis totalement jeté aux oubliettes devant l’arrivée de plusieurs petits groupes qui se dirigeaient vers le cinéma. Au final, près de 80 personnes sont venues nous rejoindre!!

 

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Durant la discussion,  Vincent Schlatter, chef de l’office social de l’asile en premier accueil, Jean-Philippe Jubin responsable du centre d’accueil de Couvet  et Louise Wehrli, de l’association  Droit de Rester, ont pu décrire leur travail et leurs rôles respectifs dans le complexe système de l’asile en suisse et dans lequel les accords Dublin ont un poids considérable.

 

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Un des moments forts fut celui où Fehmi Kaçan, réfugié kurde de Turquie, prit la parole pour raconter l’imbroglio administratif dans lequel il se démène depuis près d’un an et demi.

Déjà réfugié en Irak depuis des années pour fuir les persécutions dont il était victime en tant que kurde en Turquie,  cet infirmier s’occupait régulièrement des nombreux blessés dus à la guerre ou aux attentats sur le sol irakien. L’Etat Islamique gagnant du terrain et menaçant toujours plus les kurdes de cette région, il se décide, il y a deux ans, à rejoindre son frère, déjà en établi en Suisse depuis des années.

Passant par différents pays pour atteindre la Suisse, il a été “dubliné” par les autorités dès les premiers mois de son arrivée, la première trace de son périple ayant été enregistré en Bulgarie.

Fehmi Kaçan nous a expliqué qu’il ne remettait pas en cause son obligation à se soumettre au renvoi Dublin, mais qu’il remettait en question le pays vers lequel il est censé se rendre. En effet, la Bulgarie est un pays allié de la Turquie et rien ne lui garantit qu’il ne serait pas renvoyé vers cette dernière par les autorité bulgares une fois sur leur sol. Mais ses nombreux courriers pour tenter d’expliquer ce risque n’ont a l’heure actuelle toujours pas convaincus. Soutenu par l’association le droit de rester, il tente comme il peut de faire valoir son droit à la sécurité pour éviter ce renvoi…

Une situation parmi des milliers de cas de renvois Dublin spécifiques, souvent malheureusement traités de manière automatique… et qu’il est souvent délicat à gérer pour les personnes directement au contact des demandeurs d’asile, comme les équipes des centres de premier accueil.

Ces dernières ont l’obligation d’appliquer ces directives qui peuvent parfois sembler arbitraires, tout en ayant conscience des situations particulières de chacun. Une situation pas toujours évidente à vivre. C’est pourquoi, et M. Jubin l’a très bien exprimé, elles essaient de se concentrer uniquement sur le présent: sur ce moment  si particulier où les demandeurs d’asile sont dans cette attente administrative à la fois pleine de promesses et de doutes. Au quotidien, le débat sur ces accords n’a pas sa place. Seule compte la manière d’être des uns et des autres pour gérer l’attente, avec une seule philosophie : être le plus humain possible…

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La famille Jafari et d’autres acteurs du film étaient également présents pour rencontrer les spectateurs et partager leur expérience de vie dans les centres et leur expérience du tournage. Un bel échange, à l’image de l’ouverture dont avait déjà fait preuve l’office social de l’asile en premier accueil en ouvrant ses portes au tournage et qui a permis aux spectateurs d’échanger et de se rencontrer jusqu’à tard dans la soirée…

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Un immense merci à tous ceux qui ont permis cette soirée et ce film, sans lesquels rien de tout cela n’aurait été possible. Et tout particulièrement: aux intervenants, à Bertrand Stoller pour la projection, à Kevin Nebel pour la délicieuse absinthe et à Farzaneh Piran pour la traduction au pied levé!

March 24, 2017 - Comments Off

DUBLIN… de la poésie…

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Plus que quelques jours pour finaliser le film dans sa version officielle … Après des semaines de montage, c’est à nouveau au tour de Gholam d’entrer dans la danse de la postproduction avec l’exercice ô combien difficile de l’enregistrement de la voix off. Une voix off qui était légèrement poétique en Français pour la version courte, mais qui, traduite en farsi, devient de la pure poésie. Seul problème, dans la culture persane, qui est encore un des terreaux les plus fertiles de la poésie contemporaine, un poème se doit d’être lu d’une manière bien différente d’un texte plus ordinaire. On déclame la poésie, on ne la lit pas…  Ce qui, dans la vie peut-être très beau, mais qui, dans mon projet, sort le spectateur de l’émotion intérieure de mon personnage et met une distance trop importante entre le texte et les spectateurs….

 

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C’est donc avec tact qu’il faut adapter la chose pour qu’elle forme un ensemble cohérent quelque soit la langue de diffusion… Et c’est grâce au talent de notre incroyable traductrice Farzaneh Piran de l’association papillon, qui aide Gholam à intégrer toutes ces notions complexes de rythme, de ton et de diction poétique, que nous arrivons petit à petit à trouver un compromis entre une tradition perse très pointue et des sensibilités occidentales beaucoup moins habituées à cette manière de parler…  Une expérience étonnante et très enrichissante, qui nous amène tout en délicatesse vers la finalisation de ce beau projet…

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March 09, 2017 - Comments Off

DUBLIN… courgemétrage

February 09, 2017 - Comments Off

Atelier Grand Nord

 

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Un grand hotel perdu dans l’hiver québécois… A l’extérieur, -27°C. A l’intérieur, 15 scénaristes de toute la francophonie, 5 consultants de renommée internationale, 15 scénarios à approcher, décortiquer, débattre…  Et la chance d’avoir son scénario sélectionné pour participer à cette incroyable aventure humaine et cinématographique! Une autopsie scénaristique exigeante et bienveillante dont on se souviendra longtemps… Des rencontres qui ouvrent des portes et surtout, un outil formidable pour la suite…

Un grand MERCI donc à tous les intervenants et intervenantes de cette 14ème édition pour leurs retours constructifs et à toutes celles et ceux qui ont permis une telle rencontre… en particulier, focal, la SSA et la Sodec, mais également CAB qui accompagne le film depuis le début et m’a fait découvrir l’Atelier Grand Nord….

à suivre…

 

December 15, 2016 - Comments Off

DUBLIN… tournage

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Aujourd’hui il n’y a pas question de réfugiés : il y a des gens qui ont bien voulu participer au projet et qui veulent bien être figurants, comédiens, traducteurs, clapman le temps d’un week-end…  J’appréhendais l’enthousiasme qui s’évanouit quand il faut se lever à 6h du mat pour faire partie de l’aventure… mais tout le monde est présent et tout le monde est à l’heure!

Le tournage se passe à merveille. Les comédiens qui n’ont jamais tourné de leur vie sont plus que pro : attentifs, réguliers, toujours dans leurs marques… Gholam, le père de famille qui joue le rôle principal, est d’un naturel déroutant : on dirait qu’il a fait ça toute sa vie ! Tout le monde met la main à la pâte : l’équipe technique s’agrandit avec des clapmen qui en profitent pour réviser leurs chiffres en français et des électros-décorateurs qui ont le sens du travail en équipe !

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Hors du plateau, les neuchâtelois et les résidents des centres se rencontrent. C’est Babel ! Ca parle avec des mots anglais, allemands, italiens, farsi, français et ça bouge beaucoup, (beaucoup !) les mains pour communiquer. Ca parle souvent de leurs différents chemins pour arriver jusqu’à nous. A travers les détails de leurs récits, des détails parfois minuscules, les exactions qu’ils ont fuies et dont on parle à la télévision entrent enfin dans notre réalité… Oui, c’est réel. Oui, on peut à notre échelle, faire quelque chose…

Mais avant tout, il faut déjà essayer de rentrer tous nos plans dans la journée. Et les «Silence ! (on tourne) »  frustrent beaucoup tout ce petit monde, surtout quand j’oublie de leur dire en fin de prise qu’ils peuvent tranquillement reprendre leurs conversations…

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Dimanche. Fin de tournage. Tout s’est bien passé. Dirk, qui s’occupe de la production, me demande d’expliquer aux figurants neuchâtelois qui viennent d’arriver pour le dernier plan pourquoi je fais ce film. Tout le monde est là. Je me retrouve à improviser un discours sur le sens de toute cette aventure devant toutes les personnes qui ont permis à ce film d’exister et c’est là que, la fatigue et le soulagement de la fin de tournage aidant : je craque ! Je craque parce que c’est beau. C’est beau tous ces gens qui se rencontrent, qui se parlent, qui changent leur regard sur les réfugiés. D’une simple idée on a réussi tous ensemble à construire quelque chose de beau. Et ce sans aucune aide financière. Juste parce que les gens ont été d’accord quand on leur a demandé un peu de temps, un peu de matériel, un peu de leur image pour raconter cette histoire. Tous nous ont fait confiance. Et ça c’est le plus beau des cadeaux de Noël…

A nous maintenant, de leur montrer que ça en valait la peine…

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Un immense merci à Renaud de Collogny alias Reno Photography d’avoir immortalisé avec talent ces magnifiques souvenirs!

December 01, 2016 - No Comments!

DUBLIN… un concept qui prend forme

 

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Je reviens une semaine plus tard, un storyboard sous le bras. Histoire de leurs faire comprendre le plus précisément possible ce que j’ai l’intention de faire. J’aimerais leur avis. Savoir si mon scénario leur parle, s’il est crédible ou s’il y a des choses qui les choquent…

A Tête de Ran, la moitié des résidents qui s’étaient inscrits ne sont finalement pas là. Mais cela fait partie du jeu lorsque l’on met en place un projet bénévole… car chacun est libre de ne pas vouloir continuer et tout est basé sur la bonne volonté des participants. C’est potentiellement plus difficile au niveau organisationnel, mais c’est aussi une manière de rééquilibrer les forces. Car sur ce film, tout le monde s’est engagé à travailler bénévolement. Le projet est donc redevable à tous de la même manière, quelque soit son rôle.

A Couvet, les choses sont différentes. Tout le monde est présent  sauf Omid, qui n’est pas là en début de séance pour aider à la traduction. Il faut donc mimer, dessiner et rire beaucoup pour réussir à faire comprendre des concepts très peu trouvables sur Google translate (merci la technologie moderne) comme un fondu enchaîné…  On refait plusieurs « lectures ».  N’étant pas musulmane, je leur demande si c’est choquant pour eux que je filme quelqu’un en prière, et s’ils seraient d’accord de le faire. On me laisse comprendre que les extrémistes intégristes ce sont ceux qu’ils ont fuit… et qu’ils ne trouvent rien de choquant dans le fait de filmer une prière si c’est fait avec respect… Le seul problème, disent-ils avec humour, c’est qu’il faut que le comédien se rappelle comment le faire bien !

En repartant, Zhara me demande une copie du storyboard pour que la famille puisse « répéter »…

Je sens que ça va être une belle aventure…