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December 31, 2018 - No Comments!

Le Prix du Gaz… en postproduction

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Après des années d’obstacles de production, le projet documentaire  ” Le Prix du Gaz”, qui relate la bataille entre promoteurs et opposants à un projet de forage de gaz dans le canton de Neuchâtel, est entré en phase finale de réalisation.

Ceci grâce à l’opiniâtreté, à des techniciens d’accord de prendre le risque de travailler sur un projet en production délicate et à la Banque Cantonale Neuchâteloise – merci à elle de jouer le rôle qu’on attendrait plus souvent d’investisseurs privés dans la culture- qui a décidé de soutenir le film.

Dans cette période de fêtes nous sommes donc en postproduction son avec Théo Viroton….

à suivre…

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May 11, 2016 - No Comments!

Séance spéciale aux cinémas du Grütli à Genève le 17 mai à 19h

NGaffiche GRUTLILa ville de Genève, qui est un acteur majeur du financement des machines Digger, organise mardi prochain une séance spéciale de Nettoyeurs de Guerre aux cinémas du Grütli. L’occasion de présenter les acteurs du secteur aux députés et aux citoyens genevois tout en décortiquant le film avec eux… Une séance particulière, au coeur de la ville où  se négocie, année après année, le déminage humanitaire…

March 14, 2016 - No Comments!

Projection de Nettoyeurs de Guerre à l’ABC

Hier soir avait lieu à la Chaux-de-Fonds la Première neuchâteloise de Nettoyeurs de Guerre.

Elle a eu lieu à l’ABC et pour cette raison cette soirée fût deux fois spéciale.

Premièrement, parce que cette salle est déjà pleine d’histoire… C’est là que j’y ai rencontré la productrice du film, Florence Adam, pour la première fois, c’est là également que pour la première fois NON a été projeté en public, qu’Armes Fatales a été projeté sur grand écran, et que j’ai également découvert nombre de films magnifiques, grâce à une programmation indépendante, ciselée et pertinente. De plus, et c’est suffisamment improbable pour être retenu: c’est la seule salle au monde qui a projeté 4 de mes films! Une salle à laquelle je suis particulièrement attachée donc, et qui porte en elle tous ces différents moments de bonheur auxquels la soirée d’hier n’a pas fait exception.

Et pour cause! ( et c’est la seconde raison de la spécificité de cette soirée) La salle d’hier soir était presque comble, remplie d’inconnus, mais aussi et surtout de connaissances et d’amis, dont certains entendaient parler du film depuis des années. Un public particulier donc, car c’est toujours un moment intense, lorsque l’on présente à un public proche, la finalité de son travail. On attend avec impatience leur avis, eux qui peuvent parfois même comparer avec les films précédents, analyser en connaissance de cause, critiquer en détail… On est touché qu’ils soient là, présents. Fidèles au poste pour certains. On a peur de décevoir… la pression est grande. A tel point que la photo de la salle qu’on a volée en présentant le film avant la projection est complètement floue…

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C’est pas grave, c’est l’intention qui compte (mais heureusement, y a une pote au premier rang qui a décidé d’immortaliser la chose et qui tremble un peu moins ( Merci Margot!).

La lumière s’éteint et le joli film surprise offert par la production ouvre les feux.  “La petite pouce”, réalisé par Chaïtane Conversat et co-produit par les productions JMH. Un court métrage d’animation réalisé  en sable… un travail de titan pour 9 minutes de pure poésie. Puis, c’est à Nettoyeurs de Guerre…

La projection se passe, les gens applaudissent, la lumière se rallume. Une bonne partie de l’équipe a fait le déplacement, et ça fait plaisir de les avoir à ses côtés pour partager le moment d’échange, si précieux, avec les retours public. Plus d’une heure de discussion! On a de la peine à s’arrêter, on sait que c’est peut-être une des dernières occasions de partager tout ça avec la production, les techniciens, les intervenants, le public…

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Et puis après, tout va trop vite. On est heureux de partager cette soirée avec tous ceux qui sont là. On aimerait prendre le temps de parler avec chacun, de récolter chaque remarques, de noter chaque impression. Mais il est tard, et on ne peut pas faire attendre tout le monde. Alors on papillonne comme on peut entre les différents groupes, entre les différents débats. On picore quelques bribes de conversations sans avoir le temps de s’y plonger… et soudain il est l’heure de partir… Déjà…

Alors s’installe ce sentiment étrange de nostalgie et d’occasion manquée, mêlé de bilan trop confus, d’excitation et de joie que bien des nouveaux mariés ont dû connaître une fois les invités partis.  Les heures passent, avec quand même quelque part au fond de soi une sensation d’inachevé bizarre…

Et au milieu de la nuit, entre deux sommeils, la révélation!!

“Damned! J’ai oublié de leur dire que le film passe le

4 avril prochain dans le doc du Lundi sur RTS2… “

February 17, 2016 - No Comments!

Nettoyeurs de Guerre au (mythique) Cinématographe de Tramelan

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Tramelan. Un village dans les contreforts jurassiens, niché entre les sapins et les champs de neige, bien au frais au-dessus du brouillard qui baigne les vallées. Un village en ligne droite ou presque, flanqué de bâtiments ouvriers début 20ème qui sentent encore les heures d’or de l’horlogerie. Au café du coin, en attendant la projection, on est intrigué par 6 horloges au-dessus du comptoir qui indiquent les différents fuseaux horaires: les Reusilles, Tramelan, La Heute… Lieux-dits à moins de quelques kilomètres les uns des autres! Deux minutes aléatoires de plus ou de moins sur chaque horloge nous rappellent que sous ses airs austère, Tramelan semble avoir elle aussi hérité de la folie douce des montagnes jurassiennes…

On est mardi soir. La bise a glacé routes et trottoirs, devenus patinoires. Il n’y a personne dans les rues. Courage! Je sors du sympathique café et, pour la première fois de ma vie, je prends (en mini-glissades) la rue du Cinéma pour me rendre… au cinéma! ( pourquoi chercher midi à 14h?). Mais ce cinéma,  n’est pas un cinéma comme les autres. Il s’agit du Cinématographe, le seul cinéma suisse créé il y a 100 ans et qui n’a jamais changé d’affectation !!! Une salle obscure d’un siècle d’activité! Un siècle d’émotions, de larmes, de rires, de premiers baisers, de découvertes, de peur, de frissons, d’indignation contenus dans ses murs…

Peut-être à cause de toutes ces histoires fantômes qui hantent un peu les sièges rouges et moelleux,  les bénévoles passionnés qui aujourd’hui continuent de projeter des films soirs après soirs dans ce temple du grand écran, en parlent à leur public comme on parle d’amour à une fille dont on est amoureux: magnifiquement bien. Alors, forcément, le public en redemande! Et il se déplace, parfois de loin, quelque soit les conditions météo, pour découvrir des films!

Ce soir-là, plus de 50 personnes ont bravé le froid pour venir découvrir Nettoyeurs de Guerre et discuter avec Frédéric Guerne. Et les mots passionnés de Daniel Chaignat y ont ont certainement été pour beaucoup…

Et comme les passionnés ne s’arrêtent jamais au minimum syndical, c’est avec une générosité et une chaleur humaine incroyable que toute la salle a été invitée à partager un verre à la fin de la projection pour discuter du film ! Un tête à tête avec un public curieux et cinéphile digne des meilleurs cadeaux de Noël! Alors, quand en plus on apprend que la recette de la séance a été offerte à la fondation Digger, on se dit que décidément, la passion et la générosité ont un effet boule de neige incroyable!

Un immense merci à Daniel, au Cinématographe et aux spectateurs de Tramelan d’avoir permis ce bel échange et d’avoir donné à ce film une petite place si précieuse dans l’histoire de cette salle mythique!

 

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January 30, 2016 - No Comments!

Nettoyeurs de Guerre à Soleure

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La semaine dernière, Nettoyeurs de Guerre était présenté aux 51èmes journées de Soleure. Une première devant le public du festival, principalement germanophone, mais aussi francophone, toujours cinéphile et parfois bien sûr, professionnel… Une première particulière donc, qu’on attend, impatiente, pour entendre les premiers retours de la branche, les premières critiques des spectateurs avertis, rôdés, festivaliers… La réaction de cette salle est donc toujours écoutée avec une attention très particulière. Elle se doit donc d’être pleine et expressive pour ne pas plonger l’auteure du film dans un vague à l’âme de doutes et de remises en questions plus ou moins long en fonction de sa disposition à prendre du recul…

Mais ce samedi-là -catastrophe!- Il faisait un temps magnifique!  Et pour couronner le tout, la neige si attendue depuis des mois, était finalement richement tombée sur les cimes la semaine précédente ! Le public avait donc de réels arguments pour ne pas venir s’enfermer dans les salles obscures. De plus, le film étant uniquement en Français, les gens croisés dans la rue tous germanophones ou presque et la programmation parallèle dans les autres salles des plus intéressantes, j’étais donc déjà entrain de me faire une raison, lorsque j’ai rejoint le Palace à l’heure de la projection.

Et là, heureuse surprise, la salle était aux trois quarts pleine… sans compter le balcon, qui affichait presque complet! La quasi totalité de l’équipe du film ayant fait le déplacement pour l’occasion, j’étais plus que soulagée de voir qu’ils auraient une belle salle pour leur première sur grand écran. Et quelle salle! Attentive à la moindre touche d’humour  et qui ne se prive pas pour l’exprimer! Une salle qui rit… souvent… Un cadeau magnifique! Et rare, vu les sujets abordés dans mes films précédents. Une expérience touchante, qui m’a donné envie de réitérer la chose…

Puis, comme souvent en festival, la discussion post film n’a pas pu s’étirer bien longtemps. Mais, ce fût tout de même l’occasion de faire monter sur scène la plupart des membres de l’équipe du film, grâce auxquels ce projet à pu devenir ce qu’il est aujourd’hui et de les remercier publiquement pour leur engagement et leur professionnalisme. Un beau moment de festival. Merci!

( et merci à Théo, Delphine et Anette pour les photos…)